Good news for euronews

euronews_big Crédit/Copyright : Jakob & Macfarlane / Roland Halbe

En ces temps d’austérité et de bouleversement numérique, les médias qui peuvent réellement passer à l’offensive, investir et parier sur un développement sont aussi rares que précieux.

Euronews appartient, pour un temps en tous cas, à cette famille heureuse.

Historiquement portée par des actionnaires publics importants, parmi lesquels on compte France Télévisions, la RAI, la télévision russe, turque, et la SSR, euronews a décidé, il y a quelque temps, d’ouvrir son capital pour financer son développement. C’est ainsi que l’investisseur égyptien, Naguib Sawiris a apporté 35 M d’euros pour contrôler 53% du capital.

Cet apport d’argent doit permettre à euronews et sa quinzaine de langues de se développer dans un marché hyper concurrentiel, celui des chaînes internationales d’information en continu, dont les fleurons sont CNN, BBC World, Al Jazeera, et dans une moindre mesure France 24. Avec plus de 6 M de foyers européens qui reçoivent chaque jour ses programmes, euronews n’a pas à rougir de la comparaison avec ses célèbres consœurs.

Au contraire, elle les devance en termes d’audience en Europe. Mais les temps sont durs, la compétition fait rage et se déplace sur de nouveaux terrains numériques. Nouvelles distributions, nouveaux formats, nouveaux outils de production. Il faut investir, il faut des moyens que le nouvel actionnaire apporte.

Et depuis quelques jours, euronews a inauguré son nouveau siège, dans le nouveau quartier « Confluence » à Lyon. Un siège futuriste, design, conçu par le bureau Jakob+MacFarlane. 10’000m2, 6 niveaux, une rédaction de 450m2, un plateau de 100m2, 23 paraboles sur le toit, euronews diffusera dans le monde entier 24h/24h depuis une métropole lyonnaise décidément fort dynamique.

Bon vent à euronews et à l’information en continu !

Gilles Marchand, directeur de la RTS et membre du conseil de surveillance d’euronews

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4 commentaires
  1. Dom Python dit :

    Bonjour,
    Dans cette bonne nouvelle il y a un chiffre qui m’a fait sursauter : 53%.
    En devenant actionnaire majoritaire, M. Sawiris ne risque-t-il pas d’imposer sa vision et Euronews de perdre en autonomie?

  2. Gilles Marchand dit :

    C’est une question tout à fait légitime. Les actionnaires publics d’euronews ont accepté cette prise de participation après avoir rencontré M. Sawiris et examiné de près ses intentions pour la chaîne. Et nous sommes pleinement rassurés à ce sujet. D’autant plus que le nouvel actionnaire a accepté des contraintes très précises, relatives au contenu journalistique d’euronews. Ce contenu dépendra d’un conseil éditorial, présidé par le journaliste Paolo Garimberti, ex président de la RAI, et dont les membres sont issus majoritairement des actionnaires publics.

  3. Christelle Aussandon dit :

    Bonjour,
    Que pensez-vous du développement de Facebook sur le système d’alerte via une sélection des informations ? Les chaînes comme Euronews ou France 24 créent la curiosité, apportent des éclairages différents sur les évènements du monde. Facebook est, a contrario, dans une logique d’enfermement du consommateur pour récupérer toujours davantage de Data ?
    Quelle stratégie adopter face à cela ?

  4. Gilles Marchand dit :

    Il est clair que Facebook cherche à regagner du terrain dans les domaines de l’information immédiate, terrain occupé plutôt par Twitter.
    La RTS privilégie une approche plutôt « agnostique » en terme de plateformes, et n’entend pas mettre tous ses œufs dans le seul panier du réseau qui compte le plus d’utilisateurs. Mais nous souhaitons créer la curiosité sur les réseaux, afin de rester en phase avec le public qui ne s’informe désormais plus que par ce canal. Et, pourquoi pas, l’inciter à venir approfondir le sujet sur nos antennes et sites.