Au cœur du Sport !

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L’ouverture du nouveau Centre Sport de la RTS, à Genève, à quelques jours de l’Euro 2016 et des JO de Rio, est emblématique de 3 idées fortes.

Une entreprise de service public audiovisuelle

La première idée concerne une entreprise de service public audiovisuelle, au cœur de nombreux débats, relatifs à son périmètre, à son financement, à son modèle.

En inaugurant ce centre de production, cette entreprise, la SSR, envoie un double message :

D’une part elle entend bien continuer à investir, sur la durée, pour garantir au public la qualité des prestations qu’il attend. Nous ferons de belles émissions dans ce nouveau studio des sports de la RTS. D’autre part, elle continue à investir dans toutes les régions du pays. Et donc aujourd’hui en Suisse romande.

Cette stratégie fédéraliste, solidaire, est la clé voute de l’audiovisuel public en Suisse. Les alémaniques génèrent 70% des moyens de la SSR, avec la redevance et les recettes commerciales. Ils ne gardent que 45% du budget de la SSR. Ici en Suisse romande, nous générons 24,7% des moyens et en recevons 32,6%. Quant à la Suisse italienne, elle contribue à hauteur de 4.5% pour recevoir 21.8 %.

C’est grâce à ce financement solidaire que nous pouvons garantir une équivalence de prestation entre les régions linguistiques, fabriquer des programmes, acheter des droits, notamment sportifs, et résister surtout à une concurrence internationale 10 fois plus puissante. En ce sens, casser le service public, casser la SSR, c’est un peu casser la Suisse.

Confirmation de l’ancrage de la RTS à Genève

La deuxième idée est la confirmation de notre ancrage à Genève, en ville, au cœur d’un canton qui soutient la télévision publique depuis sa création. Chacun s’est demandé, à voix haute parfois, si la RTS n’était pas en train de quitter le bout du lac pour migrer son activité à Lausanne, du côté de l’EPFL. La réponse concrète est ici, dans ce centre de production.

La RTS continuera à développer des activités à Genève et à Lausanne, de manière équilibrée et complémentaire, comme c’est aujourd’hui le cas dans de nombreux domaines. Dont celui des universités et hautes écoles, qui dessinent leur avenir à l’échelle d’une région globale si ce n’est du pays entier.

Nous sommes très heureux de côtoyer des étudiants, des professeurs, des chercheurs. Il y a beaucoup de points en commun entre le service public audiovisuel et l’université. Dans la relation à la cité notamment, ou encore dans la transmission du savoir et de l’information. Nous cultivons donc une relation forte avec l’université de Genève, depuis 15 ans. Nous en ferons de même, demain, avec l’EPFL et l’université de Lausanne.

L’offre de programme de la RTS

Le sport est une dimension essentielle des programmes de la RTS. Vous le constaterez tout à l’heure en visionnant quelques images d’archives. Certains se demandent pourtant si nous ne devrions pas abandonner ce secteur, le laisser à des acteurs privés.

Cela serait une grave erreur de privatiser le sport. D’abord parce que cela entrainerait une inflation verticale des coûts pour le public qui devrait payer, à la carte, pour chaque match, pour chaque compétition. Une facture bien plus lourde que celle de la redevance, à usage équivalent.

Ensuite parce que cela condamnerait inévitablement bon nombre de grandes manifestations sportives romandes. Enfin parce que le sport est un des rares ingrédients qui rassemble le public, les Suisses, au-delà des frontières linguistiques et régionales, développant un sentiment de fierté et d’appartenance. C’est pourquoi le sport est le cœur du mandat de service public et c’est pourquoi nous faisons de grands efforts pour lui donner les outils techniques à la hauteur des enjeux.

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2 commentaires
  1. Anne-Marie Schlup dit :

    Madame, Monsieur,

    Permettez-moi de vous faire part de ma grande déception quant aux commentateurs de l’Eurofoot 2016 de la rts, qui semblent bien en faveur de certaines équipes, au lieu de délivrer des commentaires neutre (comme il se dévrait pour la Suisse! et aussi pour une TV nationale!). Je pense notamment au match Portugal – Islande, tout comme à celui entre la France et l’Albanie de ce soir. C’est insupportable de devoir écouter des commentateurs laissant libre champ a leur favoritisme sur la chaîne nationale! Simplement insupportable – heureusement il y a des boutons pour changer de chaîne! … pour écouter les commentaires plus neutres et surtout plus professionnels sur des chaînes étrangères!

  2. Gilles Marchand dit :

    Je prends bonne note de votre point de vue sur les commentateurs de la RTS. Mais je crois au contraire qu’ils tentent de rester objectifs dans leurs commentaires, y compris lorsqu’il s’agit de l’équipe nationale. Je vous invite à suivre, par exemple, les commentateurs espagnols, italiens, ou latino-américains pour mesurer vraiment ce que signifie un commentaire “engagé”. Vous pouvez bien entendu ne pas être d’accord avec les analyses de nos journalistes, mais il s’agit là d’une autre question. Enfin, je profite de cette réponse pour donner un petit coup de chapeau à nos consultants, anciens joueurs professionnels, qui apportent une éclairage complémentaire souvent très intéressant.